Castoréum et basilic : deux substances animales de la pharmacopée ancienne

Résumé : On utilisa jadis le castoréum contre les morsures de serpents et Erasistrate le recommande même en cas de morsure de basilic. Sans exclure totalement une explication par l’antipathie, cet emploi doit s’expliquer par certaines des caractéristiques pharmacologiques du produit : cet antispasmodique « mâle » ayant la capacité de réchauffer, il a notamment pu être senti comme contraire à la nature froide et humide du serpent. Malgré sa provenance nordique ce produit n’était pas à ranger parmi les dusporista pharmaka car la médecine en a toujours fait un large usage, mais, comme toutes les substances célèbres et chères, il est probable qu’il a été trafiqué à partir de plantes sans doute des férules. Quant à la prétendue utilisation pharmaceutique du basilic susnommé, c’est une falsification des mages qui cherchaient à frapper les esprits avec des noms menaçants comme les médecins l’avaient fait avec des noms rassurants comme castoréum.
Type de document :
Communication dans un congrès
Isabelle BOEHM et Pascal LUCCIONI. Le médecin initié par l’animal. Animaux et médecine dans l’Antiquité grecque et romaine, Oct 2006, Lyon, France. 2008, Collection de la MOM, 39. 〈http://www.persee.fr/issue/mom_0151-7015_2008_act_39_1〉
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Contributeur : Sébastien Barbara <>
Soumis le : vendredi 1 décembre 2017 - 23:13:21
Dernière modification le : jeudi 11 janvier 2018 - 06:21:18

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Sébastien Barbara. Castoréum et basilic : deux substances animales de la pharmacopée ancienne . Isabelle BOEHM et Pascal LUCCIONI. Le médecin initié par l’animal. Animaux et médecine dans l’Antiquité grecque et romaine, Oct 2006, Lyon, France. 2008, Collection de la MOM, 39. 〈http://www.persee.fr/issue/mom_0151-7015_2008_act_39_1〉. 〈hal-01653830〉

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