Le cartésianisme de Boyle du point de vue de la chimie

Résumé : Boyle passe pour cartésien parce que, malgré des divergences essentielles et explicites avec la doctrine du philosophe français, il n’a cessé de se référer, pour la défendre, à une « philosophie mécaniste » dont Descartes aurait été le principal inventeur. Je voudrais mettre à l’épreuve cette vision des choses du point de vue de l’histoire de la chimie, en examinant plus particulièrement l’écho qu’a eu dans l’œuvre de Boyle l’approche des questions chimiques par Descartes dans la quatrième partie des Principia philosophiae. Il se pourrait que la chimie de Boyle, dont on sait par ailleurs à quel point elle a emprunté à la tradition helmontienne et alchimique de son temps, ne doive finalement pas grand chose à l’œuvre de Descartes. L’entreprise cartésienne de réduction mécaniste des opérations et des objets de la chimie, loin de fonder une chimie nouvelle, met en effet en évidence l’impossibilité d’une science chimique. Dans ces conditions, la recherche d’une justification de l’interprétation mécaniste de la nature par les moyens de la chimie semble remettre en cause les fondements même du projet cartésien.
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Myriam Dennehy et Charles Ramond. La philosophie naturelle de Robert Boyle, Vrin, 2009, 978-2-7116-2144-6
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Contributeur : Bernard Joly <>
Soumis le : lundi 24 juillet 2017 - 15:22:50
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Bernard Joly. Le cartésianisme de Boyle du point de vue de la chimie. Myriam Dennehy et Charles Ramond. La philosophie naturelle de Robert Boyle, Vrin, 2009, 978-2-7116-2144-6. 〈hal-01567819〉

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