La gestion de la propreté à Fès (Maroc) : de l'importance de la compréhension des territorialités cachées pour une formation/information des habitants

Frédérique Jacob 1
1 Théodile-CIREL
CIREL - Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (CIREL) - EA 4354 : EA1764
Résumé : La propreté est un concept producteur d'espace : le cas de Fès permet de montrer que la gestion de la propreté est complexe. La co-existence de schèmes sous jacents hérités des pratiques urbaines ou rurales génèrent des conflits et des représentations négatives de l'état de propreté de la ville. L'état de la propreté urbaine est révélateur de la difficile compréhension de pratiques collectives et individuelles où le tout est plus complexe que la somme des individualités. Il ne s’agit pas de savoir quelles sont les quantités et les qualités des déchets à évacuer, ni comment fonctionne la psychologie de la perception, mais de connaître les déterminations culturelles, spatiales, sociales, historiques de cette perception. Surtout que nous apprend-t-elle sur la ville, des relations entre les décideurs et les habitants et/ou les usagers, des conflits entre acteurs ? Notre propos s'intéresse donc particulièrement au rôle des représentations sociales et spatiales et des schèmes sous-jacents qui les construisent, quelles interférences dans les pratiques du quotidien qui, pourtant, se veulent encadrées ? L'article pose le problème de la co-existence de règles, à partir de l'exemple de Fès au Maroc. Nous montrerons qu'il existe une éducation à la ville multi-séculaire (et donc à la gestion de la propreté urbaine) qui se perd par l'urbanisation rapide et qui génère des pratiques et des représentations en matière de propreté urbaine bien différentes selon les quartiers de la ville et selon l'origine rurale ou urbaine des habitants. C'est cette confrontation entre des pratiques issues de la ruralité et des pratiques qualifiées d'urbaines qui participe à des représentations négatives de la propreté de la ville. L'état de la propreté urbaine est révélateur de la difficile compréhension de pratiques collectives et individuelles. Il ne s’agit pas de savoir quelles sont les quantités et les qualités des déchets à évacuer, l'article s'intéresse particulièrement au rôle des représentations sociales et spatiales et des schèmes sous-jacents qui les construisent. Et, quelles interférences dans les pratiques du quotidien qui, pourtant, se veulent encadrées ? Notre propos pose le problème de la co-existence de règles et donc de pratiques, à partir de l'exemple de Fès au Maroc. Nous montrerons qu'il existe une éducation à la ville multi-séculaire (et donc à la gestion de la propreté urbaine) qui se perd par l'urbanisation rapide et qui génère des pratiques et des représentations en matière de propreté urbaine bien différentes selon les quartiers de la ville et selon l'origine rurale ou urbaine des habitants. C'est cette confrontation entre des pratiques issues de la ruralité et des pratiques qualifiées d'urbaines qui participe à des représentations négatives de la propreté de la ville.
Type de document :
Communication dans un congrès
7th European Conference on African Studies ECAS, Jun 2017, Basel, Suisse
Liste complète des métadonnées

https://hal.univ-lille3.fr/hal-01695149
Contributeur : Frédérique Jacob <>
Soumis le : lundi 29 janvier 2018 - 09:54:14
Dernière modification le : mercredi 28 novembre 2018 - 14:08:03
Document(s) archivé(s) le : lundi 28 mai 2018 - 19:12:25

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  • HAL Id : hal-01695149, version 1

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Frédérique Jacob. La gestion de la propreté à Fès (Maroc) : de l'importance de la compréhension des territorialités cachées pour une formation/information des habitants. 7th European Conference on African Studies ECAS, Jun 2017, Basel, Suisse. 〈hal-01695149〉

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